Cap sur le Service d'obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc !

Cap sur le Service d'obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc !

Cap sur le Service d’obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc !

Premier centre de référence pour grossesse à risque en Belgique francophone, les équipes du Service d’obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc pratiquent 1.800 accouchements par an et mènent des programmes de recherche innovants.

Le Service d’obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc est réputé pour l’expertise de ses professionnels de la santé et pour la qualité de ses soins. 1.800 accouchements y ont lieu chaque année dont les trois-quarts sont des grossesses à risque. Priorité est aussi donnée à la recherche et à la formation, conformément aux missions et aux défis d’un hôpital universitaire. Depuis 2015, l’asbl Fetus for Life et la Fondation Saint-Luc unissent leurs forces afin d’aider les femmes enceintes et leur futur bébé à atteindre la fin de la grossesse dans les meilleures conditions possibles.

Un Service aux multiples facettes

Aux Cliniques universitaires Saint-Luc, le Service d’obstétrique s’occupe du suivi des grossesses, notamment celles qui requièrent une attention et des soins particuliers. Distinct du Service de gynécologie de l’hôpital, ce Service est le premier centre de référence pour grossesse à risque en Belgique francophone ; les professionnels qui y travaillent reçoivent des patientes envoyées par d’autres maternités du pays. En plus de la maternité classique, cohabitent deux unités très spécialisées : le MIC (Maternal Intensive Care) et l’Unité de médecine foetale, auxquelles collabore une Unité de psychopérinatalité, pour les patientes en détresse ou demandeuses d’un soutien.

Une équipe de taille

Le Service d’obstétrique totalise pas moins de 30.000 consultations par an et 1.800 accouchements. 9 obstétriciens superviseurs et 8 assistants en formation y travaillent, entourés de médecins stagiaires, de près de 80 sages-femmes et de huit puéricultrices. Une kinésithérapeute, assistée d’un stagiaire, prend en charge le suivi pré- et post-natal, ainsi que la rééducation périnéale.

Le MIC

Le Pr Frédéric Debiève, chef de Service adjoint, est responsable de l’Unité d’hospitalisation spécialisée dans la prise en charge des grossesses difficiles du point de vue maternel et foetal. Il s’agit par exemple de patientes à risque d’accouchement prématuré, de grossesses multiples, de patientes souffrant d’hypertension de grossesse, de diabète décompensé ou d’autres complications. A côté du MIC, il existe un suivi ambulatoire en surveillance intensive. L’équipe s’occupe aussi de grossesses à haut risque pour les patientes atteintes de pathologies pré-existantes (patientes greffées rénales ou hépatiques, souffrant de maladies rhumatismales ou cardiaques,etc.). Opérationnel dès 1996, mais inauguré en 2003 en tant qu’unité officielle du Service d’obstétrique, le MIC a été rénové en 2015.

L’Unité de médecine foetale

Deuxième pôle phare du Service, l’Unité de médecine foetale a été créée par le Professeur Pierre Bernard, chef du Service, et le Professeur Corinne Hubinont, chef de Service associée, il y a une vingtaine d’années. Son rôle est de soigner le foetus, dans la mesure du possible, après le diagnostic d’une pathologie. Cette prise en charge se fait de façon multidisciplinaire, avec les médecins néonatologues, les chirurgiens cardiaques, les chirurgiens pédiatres, etc. Les pathologies cardiaques, par exemple, sont nombreuses. Il s’agit certainement du premier centre de ce type en Belgique francophone.

Sans recherche, pas de progrès !

Le Service d’obstétrique des Cliniques universitaires Saint-Luc est également actif dans le domaine de la recherche, indispensable pour conserver une position de leader, au bénéfice direct des patients. Mais ceci a un coût ! Depuis 10 ans, l’asbl Fetus for Life (www.fetusforlife.org), créée sous l’impulsion du Professeur Corinne Hubinont, a permis de poursuivre une activité de recherche féconde dans l’Unité de recherche obstétricale (dirigée par Corinne Hubinont) rattachée à l’IREC (Institut de Recherche Expérimentale et Clinique). Depuis 2015, Fetus for Life a rejoint la Fondation Saint-Luc. Ensemble, elles s’attellent à récolter des fonds.

Des programmes de recherche innovants et prometteurs

Étude du fonctionnement du placenta

Le Service s’est toujours intéressé à l’étude du placenta humain, un organe majeur pour la grossesse. Ce qui les occupe en ce moment, c’est de comprendre pourquoi il ne fonctionne pas dans certaines situations comme les retards de croissance du foetus. Des travaux sont en cours afin d’étudier sa formation et sa différentiation in vitro. Ce projet phare du laboratoire depuis 10 ans se base en effet sur des cultures cellulaires de placenta et nous aide à mieux comprendre sa fonction durant la grossesse. Les chercheurs vont regarder, par exemple, si le manque d’oxygène a un impact négatif sur les cultures de placenta.

Effet de la chimiothérapie anticancéreuse sur le placenta

Ce projet de recherche sur le thème du cancer pendant la grossesse étudie l’impact des drogues utilisées en chimiothérapie sur des cultures de cellules placentaires. Ceci permettra de mieux comprendre leurs effets secondaires sur le foetus et de choisir en toute connaissance les traitements les moins nocifs pour les femmes enceintes atteintes de cancer et leur enfant.

Étude des membranes amniotiques dans certaines formes d’accouchement prématuré

Ce projet étudie une forme particulière d’accouchement prématuré lié à une ouverture du col utérin en l’absence de contractions, appelée béance cervico-isthmique. Les progrès ont été importants, depuis 2015, sur le mécanisme de cette complication, traitée en mettant un fil sur le col, appelé cerclage. Les équipes de recherche analysent l’effet de cette intervention pratiquée par voie abdominale ou vaginale sur les caractéristiques des membranes amniotiques récoltées après l’accouchement. Ceci permettrait de choisir le meilleur traitement.